Informations aux adhérents et aux ISP de

Informations aux adhérents et

aux ISP de France

Bonjour à toutes et à tous,

Deux sujets sont au cœur de l’actualité et des débats en ce moment. Loin de nous l’idée d’alimenter une polémique mais le conseil d’administration de l’ANISP souhaite par ce message diffuser ces informations au plus grand nombre d’entre nous. Il nous semble capital que l’ensemble des ISP de France ait accès à ces informations.

 

Le premier sujet porte sur la remise sur la table de la  double appartenance pour les ISPV. Ces derniers pourraient, à l’avenir, souscrire un engagement en qualité d’officier de sapeurs-pompiers membre du SSSM et un engagement sapeur-pompier volontaire polyvalent des services d’incendie et de secours. Ce qui revient en fonction de l’heure de la journée, à intervenir comme un infirmier protocolé membre du SSSM ou un sapeur, sous-officier voire officier commandant (ou non d’ailleurs) des opérations de secours sur incendie ou AVP ou autre…

Pour certains, cette situation pourrait paraître comme une opportunité mais voyez bien en cette démarche, la mort des SSSM et par le même coup de notre statut d’officier de sapeur-pompier. Pour quelques interventions en plus toutes missions confondues, c’est tout une profession et son organisation qui s’effondrerait. L’ANISP s’est toujours opposée à ce double statut voyant là un leurre qui pourrait causer beaucoup de torts aux SSSM de France et peu de bénéfice au SDIS en manque de volontaires.. Comment un infirmier pourrait amener sa plus-value sur la prise en charge d’une victime s’il est occupé à découper la voiture d’à côté ou bien à éteindre comme binôme d’attaque l’incendie faisant rage??

 

Le deuxième sujet qui nous préoccupe fortement et dont nous souhaitons vous informer porte sur l’activité opérationnelle sur Protocole Infirmier de Soins d’Urgence (PISU) et un projet de circulaire interministérielle faisant suite au rapport IGA-IGAS. Comme vous le savez, un comité de suivi (Intérieur/Santé) se réuni depuis plusieurs semaines dans le but d’élaborer cette circulaire.

Ce texte, tel qu’il est rédigé dans sa version actuelle (en cours de validation) remet en cause l’existence même de nos PISU. Certes il légitimise une fois de plus (le décret de 2008 le faisait déjà !) la place des ISP dans l’aide médicale urgente mais à quel prix ! Les marges de manœuvres et l’autonomie des ISP sur intervention seraient réduites à néant ou proche de néant et la mise sous tutelle du médecin régulateur est clairement annoncée. La prescription téléphonique est pleinement incitée. Si certains se posent la question de la de la hiérarchie des normes l'aspect postérieur de ce texte au référentiel SAP/AMU lui confère de facto un poids significatif (car réputé conforme au premier).Le SAMU s’appuiera uniquement sur ce texte dans sa relation avec les sdis et donc nos directeurs, medecins-chefs et chefs de groupement operationnels… L’on donc peut craindre également de ce projet de circulaire qu’il soit le motif légitime des directeurs départementaux pour infléchir leur politique sur le sssm. Les ARS prennent le contrôle de l’implantation des moyens SSSM, du contenu des PISU et des procédures de télémédecine dont elles seraient les seules juges de leur intérêt sur les territoires de santé.

Ces deux chantiers vont décider de notre exercice de demain, de l’avenir des SSSM. L’ANISP souhaite par ce message attirer votre attention et éveiller votre vigilance pour que ces décisions ne soient pas prises sans avoir entendu la voix des ISP. Informez-vous, exprimez-vous pour ne pas regretter ensuite de ne pas l’avoir fait. Votre encadrement au sein des SDIS a été informé tout comme les autorités. C’est ensemble que nous pourrons défendre notre activité et notre profession d’ISP.

Nous vous incitons vivement à partager ces informations à vos contacts membres du SSSM.

Les membres du CA de l’ANISP.

 

www.infirmiersapeurpompier.com